Pour ma part, je me souviens de chacun des instants où j'ai été en relation de cette manière, quel que soit le contexte. A chaque fois je me suis sentie entendue, nourrie ; lavée , prête à ce qu'advienne ce qui n'avait encore jamais éclos. Quel voyage ..."Dans l'art du conte est un constat fondamental qui s'applique d'ailleurs à la relation en général : suivant le lieu d'où l'on parle, on touche le même lieu chez celui qui écoute. Autrement dit, si la parole émane de notre peur, nous réveillons la peur chez l'autre. Si elle vient de notre paix intérieure ou de notre tendresse, l'autre ne se sentira pas menacé et même il pourra s'ouvrir. On peut bien dire des mensonges, mais on ne peut mentir sur ce qu'on est. La parole conteuse est servante de la caresse. Elle ose sortir de notre raison et nous emmène dans le jardin de notre nature.
Cependant, au-delà de ce qui est dit, est nécessaire la présence du corps, du regard, de la musique de la voix. Nécessaire aussi est le choix de l'instant où les choses sont dites. Nécessaire est la relation, la communion qui unit deux êtres, chacun à l'un et à l'autre bout d'une impalpable vibration sonore. Que se passe-t-il quand ce fil invisible unit non pas seulement une bouche à une oreille, mais deux regards, deux esprits, deux souffles, deux vies dans un même instant ? [...]
Que se passe-t-il derrière les présences, le bruit des mots, les silences? On ne peut que flairer ces choses, les ressentir, écouter la musique infiniment ténue qu'elles allument en nous."
Mes prestations
Décisions difficiles, situations nouvelles, problèmes relationnels, mal-être ? Je propose des accompagnements à la carte, sous la forme d'un ou plusieurs entretiens téléphoniques, sur rendez-vous. Pour me contacter, vous pouvez m'envoyer un message en cliquant ici
samedi 31 janvier 2009
L'art de la relation, vu par Henri Gougaud
A partager avec vous, cet extrait d'une interview d'Henri Gougaud, dans le dernier numéro de la revue "Hypnose et Thérapies Brèves".
jeudi 8 janvier 2009
La confiance
Elle m'avait approché il y a quelques semaines. Hier, quand elle m'a rappelée, j'ai d'abord pensé que c'était pour discuter de tout et de rien.
Mais non, c'était urgent. Alors nous avons pris rendez-vous pour le soir même.
Longtemps elle a tourné autour de ce qui faisait mal, posant des questions sur la méthode.
Un choix professionnel important, 24 heures pour le faire, et l'impression d'être coincée dans deux possibles perdants.
La charge de travail, déjà trop lourde ; une relation peu satisfaisante car pas assez responsabilisante ; la peur de l'échec d'un côté, la peur de perdre des opportunités de l'autre. L'un était son rêve, l'autre comme une échappée encore à construire. Et cet evénénement personnel qu'elle ne voulait pas évoquer mais qui jetait une ombre sinistre sur son existence faite de travail, de travail, et encore de travail.
Alors, évaluer le lien entre les différents éléments : le manque de responsabilisation et la charge de travail, la possibilité de revoir cette charge de travail, la possibilité qu'un choix laisse l'autre possible. Son degré de crainte pour sa propre santé. Sa marge de négociation. Les possibles et les risques.
Quand le paysage a été plus clair, elle a conclu en me disant que je l'avais aidée, et qu'elle prendrait sa décision, seule. La conclusion a été amicale et chaleureuse.
Mais non, c'était urgent. Alors nous avons pris rendez-vous pour le soir même.
Longtemps elle a tourné autour de ce qui faisait mal, posant des questions sur la méthode.
Un choix professionnel important, 24 heures pour le faire, et l'impression d'être coincée dans deux possibles perdants.
La charge de travail, déjà trop lourde ; une relation peu satisfaisante car pas assez responsabilisante ; la peur de l'échec d'un côté, la peur de perdre des opportunités de l'autre. L'un était son rêve, l'autre comme une échappée encore à construire. Et cet evénénement personnel qu'elle ne voulait pas évoquer mais qui jetait une ombre sinistre sur son existence faite de travail, de travail, et encore de travail.
Alors, évaluer le lien entre les différents éléments : le manque de responsabilisation et la charge de travail, la possibilité de revoir cette charge de travail, la possibilité qu'un choix laisse l'autre possible. Son degré de crainte pour sa propre santé. Sa marge de négociation. Les possibles et les risques.
Quand le paysage a été plus clair, elle a conclu en me disant que je l'avais aidée, et qu'elle prendrait sa décision, seule. La conclusion a été amicale et chaleureuse.
mardi 6 janvier 2009
Synchronicité
7h45, j'attrape en vitesse un des livres à lire pour profiter de mon temps de transport
8h02, je me faufile entre de grands genoux pour m'asseoir dans le métro.
Et là, regard étonné de mon voisin. Je suis déjà prête à m'excuser de l'avoir bousculé quand il m'interrompt : "Oh, ce livre, il est merveilleux ! "
Et voilà qu'il me raconte comment il était tombé par hasard dessus il y a 8 ans, et comment ce livre avant changé sa vie, au point que depuis il l'a offert largement autour de lui. Mais que ça fait tellement longtemps qu'il ne l'avait revu...
Moment excellent de fraternité et de partage. Un de ces hasards bizarres posés comme des cadeaux sur le chemin.
8h02, je me faufile entre de grands genoux pour m'asseoir dans le métro.
Et là, regard étonné de mon voisin. Je suis déjà prête à m'excuser de l'avoir bousculé quand il m'interrompt : "Oh, ce livre, il est merveilleux ! "
Et voilà qu'il me raconte comment il était tombé par hasard dessus il y a 8 ans, et comment ce livre avant changé sa vie, au point que depuis il l'a offert largement autour de lui. Mais que ça fait tellement longtemps qu'il ne l'avait revu...
Moment excellent de fraternité et de partage. Un de ces hasards bizarres posés comme des cadeaux sur le chemin.

Ce livre, c'est "Comment faire rire un paranoïaque" de Francois Roustang
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